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Article Les Echos – Le lampadaire solaire se met en lumière dans l’Hexagone

12/02/2019

Découvrez l’article paru sur lesechos.fr le 12 février 2019, qui traite de l’éclairage public autonome solaire qui se répand en France.

Le lampadaire solaire se met en lumière dans l’Hexagone

PLUSIEURS JEUNES ENTREPRISES FRANÇAISES TRÈS ACTIVES À L’EXPORT TROUVENT DÉSORMAIS DES DÉBOUCHÉS SUR LE MARCHÉ FRANÇAIS.

Parkings, zones d’activité, terrains de sport, promenades, campus… L’éclairage solaire décolle en France. Certes, avec quelques milliers de candélabres, le marché est encore modeste à côté de l’éclairage conventionnel. Et il n’a rien à voir avec celui de l’Afrique, sur lequel s’écoulent chaque année plusieurs dizaines de milliers d’unités. Les choses changent, et on voit les projets se multiplier. « La France est bien placée sur cette technologie, désormais efficace, et son utilisation ne se résume plus à l’arrêt d’autocar isolé », insiste Bruno Lafitte, ingénieur à l’Ademe, spécialiste de l’éclairage, qui doit bientôt publier avec le Cerema un guide à destination des collectivités.

Cela n’a pas toujours été le cas pour une technologie réputée coûteuse, à l’efficacité faible, et finalement discutable d’un point de vue environnemental. Si l’Ademe a longtemps été réservé sur cette technologie, les choses ont changé. « L’éclairage Led, moins gourmand et capable d’être alimenté par du courant continu, est beaucoup plus adapté au solaire que les lampes à décharge. Quant aux batteries qui contiennent moins de plomb, elles sont plus performantes », souligne Bruno Lafitte.

Design, technologie et recyclage

Si bien que les jeunes entreprises françaises innovantes, comme Fonroche Eclairage,  Sunna Design , Novéa Énergies ou Amarenco Solutions (ex-Carré Products), en pointe à l’export, où elles se livrent déjà une concurrence féroce, se tournent vers le marché national. Elles sont d’abord allées vers l’outre-mer, où EDF favorise l’éclairage solaire en finançant des projets. Si les conditions d’ensoleillement sont moins favorables en métropole, les progrès techniques le rendent toutefois compétitif.

Fonroche Eclairage, qui a signé en douze mois deux gros contrats au Sénégal et au Benin, fait la course en tête. L’entreprise basée dans le Lot-et-Garonne, qui devrait générer 80 millions d’euros de chiffres d’affaires cette année, est très agressive sur les prix. « Un lampadaire raccordé au réseau coûte 1.500 euros. Grâce à l’effet volume, nous avons fait baisser le prix d’un candélabre solaire à 2.000 euros, contre 2.500 euros il y a trois ans », assure Laurent Lumbrano, directeur général de Fonroche Eclairage.

Toutes ces PME ont mis l’accent sur le design et des technologies très pointues, garantissant les batteries dix ans. Elles prennent également en charge leur recyclage en fin de vie. À l’image de Novéa Énergies, filiale du groupe Ragni, la pionnière du secteur née à Angers en 2007. « Nous sommes depuis l’origine accompagnés par le CEA avec, comme résultat, des batteries dont la durée de vie a été multipliée par 4 pour un poids divisé par 3 », assure Rudy Belliard, directeur général de Novéa Énergies.

Absence de raccordement au réseau

En conséquence, les utilisateurs aussi ont fait évoluer leur point de vue. « La très grande majorité des projets sont encore très modestes avec, en moyenne, 3 mâts », estime Rudy Belliard. Certains utilisateurs vont toutefois beaucoup plus loin. A Damazan, dans le Lot-et-Garonne, une moitié de la zone d’activité de 80 hectares, sortie de terre il y a cinq ans, est éclairée de façon conventionnelle. Pour son extension, la communauté de communes a choisi une soixantaine de lampadaires solaires. « Nous réfléchissons aujourd’hui à aménager la première tranche avec du solaire. Il y a un surcoût lié à l’achat des candélabres solaires, mais il est amorti en deux ou trois ans par l’absence de consommation électricité », insiste Michel Masset, le maire de Damazan.

Du point de vue des coûts, l’avantage numéro un du lampadaire solaire tient toutefois à l’absence de raccordement au réseau. « Le coût d’une tranchée pour se raccorder au réseau, 100 euros par mètre, peut revenir à doubler ou tripler le prix d’un lampadaire », assure Bruno Lafitte. Si l’énergie solaire est gratuite, il faudra tout de même, à l’avenir, continuer à rechercher la sobriété, insiste l’ingénieur de l’Ademe : « Les systèmes de détection de présence permettent d’économiser l’énergie et diminuer la taille des batteries. Cela permet d’offrir un bon service, tout en faisant baisser l’impact environnemental. »

Frank Niedercorn – Correspondant à Bordeaux

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